Lancer une nouvelle religion, comme une startup ? Chiche !

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Cela fait longtemps qu’une nouvelle religion n’a pas été lancée sur le marché et n’a pas rencontré un succès mondial. Pourquoi ne pas s’y essayer, en utilisant les mêmes méthodes que les startups ?

Sur notre site, un article récent (bien qu’un peu long, mais il faut ce qu’il faut) propose une analyse de la notion même de religion, qui n’est pas, comme on l’a longtemps pensé, une explication magique du monde. La religion définit d’abord l’appartenance au groupe : on appartient à la même tribu, à la même nation, parce qu’on a les mêmes rites et les mêmes mythes fondateurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on peut être un scientifique de valeur et se définir comme Juif, Chrétien ou musulman. Parmi les Mormons, qui sont un des groupes les plus successful au monde, qui croit vraiment dans l’ange Moroni, dans les sous-vêtements magiques (que porte tout Mormon, y compris l’ancien candidat Mitt Romney) ou que les tribus amérindiennes proviennent de Palestine ? Les Mormons forment une grande famille, qui partage des valeurs et, de temps en temps, ils font semblant de croire en des choses absurdes. Comme les francs-maçons. Si la cérémonie d’ordination d’un franc-maçon est protégée par le secret, c’est parce qu’on rigolerait bien en voyant des chefs d’entreprises vêtus dans des habits chamarrés se prêter à de cocasses gesticulations.

Alors pourquoi ne pas lancer une religion rationaliste, qui prend les faits tels qu’ils sont, sans miracles, sans révélation, avec comme seul objectif d’essayer de comprendre ce que nous faisons sur cette put-in de planète ? Vous me répondrez que cela s’appelle une société savante, et qu’on ne voit pas ce qu’une dimension religieuse apporterait de plus. Et bien précisément : le sentiment d’appartenance, et puis les fêtes, les chants, les symboles et, si on y ajoute de l’humour, le plaisir d’être ensemble. Ne laissons pas aux religion révélées le monopole du sens et de la fête.

Bien entendu, nous accueillerons toute personne qui possède déjà une religion et qui tient à la conserver. L’appartenance à notre nouvelle « religion » serait un badge en plus, une identité additionnelle et, en cette période de communautarisme et de fractionnement des nations, ce serait un beau levier de cohésion. Et de raison.

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