Comment ne pas déprimer en lisant les articles sur le climat et l’environnement ?

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Mid adult woman sitting home alone, worried.

Une étude de BP révélant que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 2% en 2018, un reportage sur une vague de chaleur exceptionnelle en Inde, une photo de la fonte des glaces au Groenland, accompagnée d’une légende qui dit que 40% de la couverture au sol a fondu en 24H00… Les médias en ligne sont devenus des messagers de l’apocalypse et, chaque jour, ils déversent leur quota de nouvelles alarmantes et anxiogènes.

Comment ne pas s’effondrer sur sa chaise, comment continuer à effectuer son travail sereinement, se lever le matin et tout simplement croire en l’avenir quand les perspectives sont toutes négatives et reposent, pour la majorité d’entre elles, sur les résultats d’études scientifiques ? D’autant qu’aux informations factuelles, s’ajoutent des angoisses plus ou moins réalistes, sur la démographie de l’Afrique, sur les migrants, sur l’accroissement de la misère ou l’hypothèse d’une crise financière mondiale.

Bref, ce fichu Fukuyama qui, en 1990, nous parlait de fin de l’histoire, avait tout faux. L’histoire s’accélère, et pire, elle semble toucher tous les domaines de la vie. Au temps de l’affrontement des blocs, le risque était binaire : soit une guerre nucléaire à laquelle personne ne croyait, soit le maintien de deux mondes séparés qui ne se rencontraient jamais, mais cette situation nous plaçait dans une situation confortable.

Désormais, les mauvaises nouvelles proviennent de partout : le climat, la biodiversité, la démographie, la déplétion des énergies fossiles, la montée des eaux, les excités qui parviennent au pouvoir dans de nombreux pays… N’en rajoutez plus, la coupe est pleine.

Et pourtant, il faut vivre. Il faut ressentir du plaisir, tomber amoureux, rassurer ses enfants, aller au restaurant avec des amis, faire une partie de tennis, sans se dire toutes les cinq minutes que nous sommes en train de basculer vers l’enfer.

Il n’est pas mille façons de vivre cette situation, en réalité il n’y en a qu’une : il faut vivre en effet, et il faut s’engager. Rejoindre des groupes activistes, militer dans des partis politiques, faire entendre sa voix, devenir un citoyen actif. Il faut aussi savoir renoncer : renoncer au SUV, aux voyages au bout du monde, aux emballages plastique, aux trajets en voiture qui ne sont pas indispensables. Et il faut éduquer : parler à ses voisins, évoquer le sujet de l’environnement et du climat avec ses enfants, ses parents, ses amis. C’est cela, vivre aujourd’hui.

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